Association des éditeurs belges

Adeb - Associations des éditeurs belges

ExportParticipation à des foires et salons

Les éditeurs sont demandeurs d’aides à l’exportation à long terme qui ne devraient pas être liées à la présence à l'une ou l'autre foire du livre. Conclusions de la réunion Export du 13 janvier 2016.

Autres outils visant à favoriser l'exportation des ouvrages

Ressources humaines

Le développement de l’exportation demande des compétences spécifiques, juridiques et commerciales, et des connaissances précises de chaque marché visé. Les maisons de taille moyenne ou petite ne peuvent pas développer de tels postes en interne.

Une forme d’aide serait la possibilité d’avoir recours, à des conditions défiants toute concurrence, à des personnes ressources, formées aux pratiques du monde de l’édition et spécialisées par marché. Exemple : Québec/Canada, Maghreb, Espagne et pays de langues espagnoles.

La priorité reste les pays francophones. Des actions mutualisées pourraient être organisées en France et en Suisse. Pas tant pour s’occuper de la relation commerciale avec les diffuseurs et les libraires que pour tisser des liens avec les prescripteurs : enseignants, professeurs, inspecteurs … ou avec les acheteurs en bibliothèques.

Aides à la traduction

Au niveau des éditeurs de petite ou moyenne taille, la vente de droits est une activité coûteuse en temps et les montants reçus sont faibles par rapport au temps passé et au suivi nécessaire. Les aides ne doivent pas compliquer les choses ! Les aides sont dispersées entre différents organismes et les conditions d’octroi ne sont pas claires. Les aides ne sont pas garanties. Ces aides ne portent que sur certaines spécialités comme la littérature et les sciences humaines.

Suggestions des éditeurs

  • Le champ d’application devrait être étendu à l’ensemble des ouvrages publiés dans les deux Régions.
  • Les conditions d’octroi devraient être précises.
  • La traduction vers toutes les langues devraient être acceptée. 
  • Les éditeurs belges devraient avoir la possibilité de garantir au moment de la négociation avec l’éditeur tiers qu’une aide à la traduction sera octroyée.
  • Une seule instance publique devrait s’occuper du soutien à la traduction.

Création d’un pôle « Industries culturelles »

Toutes les activités entrepreneuriales culturelles devraient être rassemblées dans un pôle « industries culturelles ». L’édition devrait en faire partie, au même titre que le cinéma, les arts de la scène, les arts plastiques…

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L'ADEB a décidé d'initier une réflexion en profondeur sur l'évolution de l'exportation du livre dans les 5 ans à venir et sur l'aide que peuvent apporter les associations professionnelles et les pouvoirs publics aux éditeurs. Table ronde suite à l'enquête sur l'évolution de l'exportation du livre. Septembre 2014.

Stratégie et actions pour favoriser l’exportation des ouvrages édités en Fédération Wallonie-Bruxelles

Pour les éditeurs, le terme « exportation » signifie : ventes – principalement de livres et/ou de droits - à l’étranger ; promotion et diffusion des ouvrages à l’étranger. Prioritairement dans le monde francophone : France, Suisse, Canada, Maghreb.

Ils visent d'abord la représentation par des diffuseurs/distributeurs locaux dans les pays ciblés. Dans un second temps, les ventes, coproductions, achats et cessions sur des marchés « tiers » et proches: Luxembourg, France, Pays-Bas, Suisse, Canada.

Les objectifs des éditeurs, à court terme (1 à 3 ans) :

  • Booster le marché français : assurer une vraie diffusion-distribution.
  • Augmenter la présence dans les pays francophones. Créer un réseau de librairies relais dans la francophonie.
  • Augmenter la notoriété, la visibilité.
  • Augmenter le chiffre d’affaires en gardant des marges raisonnables.

Les raisons qui incitent les éditeurs à se déplacer physiquement - foires et salons - pour développer les exportations :

  • Relations commerciales directes et personnalisées.
  • Nécessité des rencontres avec les professionnels et aussi avec le public.
  • Connaissance du marché local. Recherches d’opportunités
  • Optimisation des ventes.

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La Promotion des Lettres et l'ADEB ont organisé une formation à destination des éditeurs et portant sur les "bonnes pratiques en matière d'exportation".

Voici quelques points-forts.

En quoi consiste l’activité « exportation » pour un éditeur ?

Généralement, les informations disponibles font explicitement référence au chiffre d’affaires réalisé à l’exportation. Cependant, cette activité couvre un champ plus large :

  • Ventes
    • directes
    • à des revendeurs : libraires
    • via diffuseurs, distributeurs, grossistes locaux
  • Droits
    • Ventes de droits : traduction, adaptation...
    • Achats de droits
  • Partenariats
    • Coéditions
    • Coproductions
    • Déclinaisons multimédia…

Pourquoi se déplacer dans un salon ?

Bien que nombre de contacts se prennent par voie électronique, la présence à un salon du livre permet le contact direct avec les éditeurs et les agents locaux. Les rencontres régulières, annuelles, permettent de créer des liens de qualité avec les partenaires commerciaux et d'approfondir la connaissance de nouveaux marchés.

Les co-éditions demandent une relation longue et de confiance pour s'assurer la cohérence des projets communs. Consacrer du temps à des rencontres privilégiées permet de tisser les liens nécessaires à assurer le succès.

Quand faire appel à un agent ?

Dans le secteur de la jeunesse et pour certains pays comme la Russie, la Turquie, il est courant d'avoir recours à des agents locaux qui sélectionnent les ouvrages correspondant aux marchés locaux. Ils s'assurent du suivi administratif et des paiements. 

Les agents sont souvent spécialisésdans les relations avec certains pays ou  pour les traductions vers une langue précise; certains demandent l'exclusivité. Ils peuvent être considérés comme des partenaires et être co-signataires des contrats.

En littérature, la pratique courante consiste à travailler avec des agents pour l'Europe comme pour le reste du monde. Ils sont à considérer comme une équipe commerciale, à informer, animer, motiver. Plus ils disposent d'informations, plus ils peuvent défendre les ouvrages. Ne pas hésiter à sélectionner les titres avec eux, leur donner les résultats de vente dans la première langue ou sur le premier marché, les informer de cessions antérieures d'ouvrages de l'auteur...

Qu'est-ce qu'un " scout " ?

Il s'agit d'agents rémunérés par des éditeurs étrangers pour prospecter, rechercher les ouvrages qui pourraient entrer dans leurs catalogues et qui sont libres de droit.